Travail le 1er mai : quelle rémunération ?

Des 11 jours inscrits comme fériés dans le Code du Travail, le 1er mai est le seul qui doit être obligatoirement chômé. Cette obligation de repos concerne tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté.

C’est une précision importante, car pour tous les autres jours fériés chômés, la rémunération n’est maintenue qu’à la condition d’une ancienneté supérieure ou égale à trois mois dans l’entreprise (sauf disposition conventionnelle plus favorable).

Certaines entreprises, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent toutefois interrompre leurs services le 1er mai. C’est le cas des sociétés de transport, des hôtels, des entreprises de gardiennage, des établissements hospitaliers, des établissements industriels qui fonctionnent en continu…

Dans ce cas, si l’employeur peut justifier que l’activité de l’entreprise nécessite une continuité de service, il peut faire travailler ses salariés sans autorisation spécifique. Ces derniers perçoivent alors, en plus de leur rémunération habituelle, une indemnité égale au montant de ce salaire (sauf disposition conventionnelle plus favorable).

La rémunération prise en compte pour le calcul de l’indemnité comprend le salaire de base et les primes inhérentes à la nature du travail. Les majorations pour heures supplémentaires sont en revanche exclues du calcul.

Certaines conventions collectives prévoient, parallèlement à cette rémunération supplémentaire, une journée de repos compensateur. Cet avantage s’ajoute à l’indemnité légale, mais ne peut en aucun cas s’y substituer.

Enfin, les salariés qui chôment le 1er mai bénéficient d’une rémunération classique et ce jour est payé comme un jour « normal ».

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